Les produits de nettoyage et de traitement pour pneus

Les initiatives visant à limiter, ou encore mieux supprimer les produits de traitement des pneus sont à soutenir, car elles ne peuvent qu’être bénéfiques pour notre hobby. Fini les collections de produits à acheter, à transporter et à stocker, fini les produits magiques que seulement quelques privilégiés ont, fini le stress du choix du produit et du calcul de sa durée d’application. L’accès des débutants aux compétitions est aussi plus facile et moins dispendieux. Dans la même optique, une réflexion similaire devra s’imposer pour les produits de nettoyage, de type détergent ou nettoyant frein, car la frontière entre produits de nettoyage et produits de traitement est parfois difficile à estimer. De plus, il faut avoir à l’esprit que ces produits peuvent comporter des composants cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques.

1. Introduction.

Le but de cet article n’est pas d’alarmer ou de faire peur inutilement, mais de sensibiliser sur cet aspect peu abordé concernant notre hobby, les nettoyants, les conditionneurs et les traitements pour pneus, et d’alimenter quelque peu le débat. Il est également là pour expliquer partiellement pourquoi le club genevamodelcars a choisi de bannir les produits de traitement et les réflexions qui sont en cours actuellement sur les produits de nettoyage.
Sur les circuits, en loisir comme en compétition, il est malheureusement courant d’observer nombre de comportements au mieux inappropriés, au pire irresponsables et dangereux chez certains utilisateurs de ces produits, et ce particulièrement depuis l’apparition des produits de traitement dits odorless (« sans odeurs » en français dans le texte). En effet, l’odeur n’a rien a voir avec la dangerosité.

2. La composition des produits de nettoyage et de traitement.

2.1. La composition des produits nettoyants.

Les produits nettoyants les plus répandus sont ceux vendus en spray sous l’appellation « nettoyant frein » ou « nettoyant moteur ». Cependant, leurs compositions peuvent être très différentes. Ainsi certains attaquent le plastique, d’autres moins ou quasiment pas par exemple.
Le plus connu est le Würth vendu en bombe de 500ml. Du fait que ce produit provient d’un grand fournisseur industriel, l’étiquetage est riche d’enseignements sur ses dangers et sa composition. Le Würth contient par exemple, dixit l’étiquette « hydrocarbons, C6C7, n-alkanes, isoalkanes, cyclics, <5% n-hexane« , qui est également parfois appelé « naphta ». Sa fiche de sécurité peut se trouver par exemple en cliquant ici.
On trouve également des produits spécialement dédiés proposés par des acteurs du marché de l’automodélisme. On citera par exemple les produits MCK Clean&Grip (rouge 100015 et bleu 100014) à la bouteille plombés et homologués pour le Championnat Suisse 2017.

 

 

2.2. La composition des produits de traitement.

On peut distinguer deux types de produits, les produits à faible viscosité et les produits à haute viscosité. Il existe des mélanges des deux également.
Les produits à haute viscosité sont utilisés le plus souvent en extérieur, sont le plus souvent huileux et, semble-t-il, à base d’huiles de coupe et/ou de produits pour les courroies (destinés à prolonger leur durée de vie et/ou obtenir des propriétés anti-glissement). Leurs compositions peuvent être très variées et faire appel à de nombreux produits de base (composés type huile minérale, issus de la distillation du pétrole, graisses animales, huiles végétales ou autres matières premières) et de nombreux additifs (pour favoriser le refroidissement et/ou la lubrification, protéger de la rouille, etc.).
Les produits à faible viscosité sont quand à eux basé sur des solvants au sens large. Parmi les composants potentiels qui sont évoqués, plusieurs reviennent souvent: des hydrocarbures aromatiques dont le xylène et le toluène, des cétones dont l’acétone et le MEK (butanone), des alcools divers dont de alcool éthylique dénaturé, et l’alcool isopropylique, des hydrocarbures dont le kérosène, le carburant diesel, du gazole, de l’essence de térébenthine, de la créosote, de la colophane, des diluants tels que le naphta lourd, appelé aussi white spirit, des huiles telles celles de boîte de vitesses, de fluide pour transmission automatique, du liquide de frein, des esters tels que le salicylate de méthyle, des cires, des plastifiants, etc. Sont évoqués également des produits tels que la WD40, des produits ménagers, des produits pour allumer les barbecues, des agents de démoulage pour l’industrie, des produits antidérapants pour courroie, etc.
Il ne s’agit toutefois ici pas d’informations totalement vérifiées et/ou à généraliser. Toutefois, un des composants historiques identifiés des produits de traitement est le salicylate de méthyle, qui rentrait dans la composition du célèbre Paragon Ground Effects à l’odeur si caractéristique. Le salicylate de méthyle, autrement appelé « essence de Wintergreen » synthétique, est utilisé dans dans les baumes et lotions sportives pour traiter contractures et courbatures en raison de ses propriétés analgésiques et antipyrétiques, et dans le domaine des parfums et dans l’alimentation pour aromatiser bonbons et chewing-gum, ainsi que pour d’autres usages. Il a donc l’air d’un produit assez inoffensif a priori. C’est pourtant le contraire, car le salicylate de méthyle peut provoquer maux de tête, allergie, endormissement, et être mortel aussi bien en usage interne (ingestion) qu’externe (application d’un baume sur une plaie ouverte par exemple).
Dans les produits de traitement prétendument sans odeur, il est semble-t-il encore utilisé, en moindre dosage, et coupé avec des produits gras afin de masquer son odeur.
Quelques très (trop) rares fabricants proposent des fiches de sécurité, ou du moins des choses y ressemblant. La culture du secret fait malheureusement partie intégrante de ce milieu. Si on peut éventuellement comprendre que certains souhaitent garder des secrets de fabrication, il faut reconnaître qu’au final, ce manque de transparence ne s’avère vraiment pas rassurant.

 

3. Comment agissent les produits de nettoyage et de traitement?

3.1. L’action des produits nettoyants.

Les produits nettoyants et conditionneurs ont plusieurs buts.
Premièrement, ils enlèvent le dépôt formé par l’accumulation de poussière et/ou de produit de traitement qui s’est amalgamé sur le pneu pour lui offrir une surface propre et lisse.
Deuxièmement, ils préparent le pneu à recevoir le produit de traitement en agressant sa surface. Souvent, dans les publicités vantant ces produits, il est dit que le produit nettoyant ouvre les pores du caoutchouc pour favoriser l’absorption du traitement. En réalité, il serait probablement plus judicieux de parler de micro-fissures ou de micro-déchirements plutôt que de pores, car ces produits provoquent une variation, certes faibles, de la densité du caoutchouc (soit il gonfle, soit il se rétracte).

3.2. L’action des produits de traitement.

Les produits de traitement ne rendent pas les pneus collant à proprement parler, mais influent sur la structure même de la matière du pneu.
Le traitement des pneus est utilisé depuis la nuit des temps en automodélisme R/C, tout comme en Slot-Racing et également en compétition automobile à l’échelle 1. C’est dans ce dernier domaine que les fabricants de pneumatiques avaient constaté que plus un pneu était frais, c’est-à-dire plus le temps entre sa sortie du moule et son utilisation était court, plus le pneu avait du grip (bandes de roulement) et de feeling (flancs) et était donc performant et endurant. C’est pourquoi il est conseillé de stocker les pneus (à l’échelle 1 comme en modèle réduit) dans le noir, dans un conditionnement étanche et dans un endroit frais pour éviter l’évaporation des produits chimiques qui assurent l’élasticité et la cohésion de la gomme. Toutefois, comme il n’est pas toujours possible d’avoir des pneus frais systématiquement, l’idée redonner par un traitement chimique une nouvelle jeunesse à ceux-ci a commencé à germer. Puis d’un reconditionnement de la gomme, on a abouti à des produits modifiant plus profondément sa structure.
Concernant l’explication la plus probable sur le mode opératoire des produits de traitement, c’est qu’il se loge entre les chaînes moléculaires du caoutchouc, jouant en quelque sorte le rôle de lubrifiant, d’espaceurs et/ou d’éléments de roulement et permettant à celles-ci de glisser entre elles plus facilement. Ils doivent également interagir chimiquement avec celles-ci, car les produits de traitement donnent des résultats très différents, par exemple certains favorisent la motricité, d’autres l’accroche latérale, d’autres encore la constance… Ils ne modifient donc pas seulement la dureté et/ou la malléabilité de la gomme, mais également son coefficient de résistance au roulement, son coefficient de friction, et ce sur une épaisseur variable du pneu, toutes ces caractéristiques physique étant également influencées par le temps et les conditions d’application, ainsi que la quantité de produit appliquée… Ces changements structurels ne se produiraient pas si les produits ne formaient que de simples films à la surface du pneu.

4. Précautions d’emploi concernant les produits nettoyants et les produits de traitement.

Pratiquement tous les produits destinés à nettoyer et à ramollir la gomme sont toxiques à des stades plus ou moins importants.
Il n’est donc absolument pas ridicule de se protéger, par exemple avec des gants adéquats (éviter les gants en latex ou autres plastiques trop fragiles et trop fins qui se décomposeront avec ces produits) et en se lavant les mains régulièrement.
Il convient également de se servir de ces produits dans un local aéré, ou mieux, en extérieur, et de ne pas en respirer les vapeurs ou les aérosols.
Et bien sur, en cas de contact, laver la peau entrée en contact et enlever les vêtements contaminés et bien les laver avant de les remettre.
Et si possible éviter les comportements irréfléchis, comme nettoyer ou traiter les roues, la voiture allumée, en accélérant pour que ça aille plus vite…
Concernant plus particulièrement les produits nettoyants en bombe, il est inutile de pulvériser directement le pneu, c’est peu efficace et dangereux. De plus, le produit pourrait attaquer des plastiques. Pour bien faire, imbiber un morceau de papier ménage de produit de nettoyage, et frotter jusqu’à ce que tous les éventuels dépôts disparaissent du pneu et que ce dernier ne laisse quasiment plus de traces noires sur le papier.

Les bombes de produits nettoyants sont des récipients sous pression contenant des aérosols extrêmement inflammables, qui peut donc éclater sous la chaleur. Il convient donc de les tenir à l’écart de la chaleur, des étincelles, des flammes et des surfaces chaudes et de ne pas vaporiser le produit dans leur direction. On évitera donc par exemple de laisser une bombe dans le coffre d’une voiture au soleil, de les pulvériser dans un moteur chaud, ou pire, en marche, etc.
Les produits de traitement sont souvent vendus dans des conditionnements qui ne sont pas réellement adaptés. Plus concrètement, les récipients en plastique peuvent se désagréger sous l’effet de leur contenu et les récipients en tôle se corroder. Il vaut donc éviter de les transvaser dans des récipients encore moins adaptés.
Le stockage de ces produits requièrent également des précautions. En effet, même avec le bouchon fermé, des vapeurs peuvent s’en échapper. Les flacons de produit doivent être stockés dans un contenant approprié et dans un lieu ventilé et non habité.
Les pneus déjà traités doivent être placés dans un contenant étanche (pour éviter qu’ils ne dessèchent) et stockés dans un lieu sombre (pour éviter la dégradation due aux UV), ventilé et non habité.
Il faudrait également envisager le fait certains produits nettoyants, quand ils restent sur le pneu, pourraient réagir chimiquement avec le produit de traitement appliqué par la suite, et engendrer des vapeurs nocives, et accessoirement, abîmer le caoutchouc ou la mousse.
En résumé, il convient d’être vigilant et de faire preuve de bon sens pour le stockage, le transport, l’utilisation et l’évacuation de ces produits.

5. Peut-on se dispenser des produits nettoyants et des produits de traitement?

Deux cas (pneus en caoutchouc et en mousse confondus) sont ici à distinguer, si on utilise après nettoyage un produit de traitement ou non.
Si on utilise un produit de traitement après, utiliser un produit de nettoyage préalablement n’est pas forcément toujours une bonne idée. Les produits de nettoyage agissent structurellement sur le pneu et pouvant avoir tendance à le dessécher, le temps laissé entre les deux opérations peut être très important. Un certains nombre de pilotes, et pas des moindres, préfère nettoyer le pneu avec le traitement qui sera utilisé juste après, car ils trouvent que l’utilisation de produits de nettoyage rend la voiture inconstante de pack en pack. Le fait que l’agression provoquée par le produit de traitement permette au produit de traitement de pénétrer plus profondément dans la structure du pneu explique probablement ce constat empirique.
Si on ne souhaite pas utiliser de produit de traitement, ou si son usage est interdit sans que l’usage des produits de nettoyage ne le soit, il peut être contre-productif de nettoyer. En effet, ils provoquent le dessèchement du pneu. Il faut donc se méfier de certains constats empiriques sur le court terme. En effet, au début, ce dessèchement peut donner l’impression au début que le pneu marche un peu mieux, car sa bande de roulement a été agressé par le produit nettoyants. Mais au fur et à mesure des opérations de nettoyage, le pneu perd de son élasticité et, sur la piste, la voiture est moins constante. Cela peut être un raisonnement étonnant, car l’idée de partir rouler avec des pneus bien noirs peut paraître séduisante. Il est toutefois beaucoup plus intéressant en compétition de travailler sur la chauffe du pneu, et surtout, de toujours rester dans la trajectoire pour éviter la poussière.
L’alternative qui consisterait à laver les pneus à l’eau et au savon ou au liquide vaisselle n’est pas forcément une bonne idée d’un point de vue performance pour les pneus en caoutchouc. Certains pneus n’apprécient en effet vraiment pas le contact avec l’eau.
Pour les pneus en mousse par contre, laver les pneus à l’eau et au savon ou au liquide vaisselle leur est très profitable. En effet, utiliser plusieurs fois de suite le même train de pneu en le traitant à chaque fois ramollit énormément les pneus. Les pneus s’usent et s’endommagent plus rapidement, et ont également une résistance à l’avancement plus grande. De plus, il convient d’éviter de stocker les pneus avec des restes de traitement dessus, car même après avoir roulé, le traitement agit encore et abîme à la longue le pneu, le rendant fragile. Donc, idéalement, aussi bien en loisir comme en compétition, nettoyer le pneu sous l’eau avec un produit vaisselle lui redonnera l’aspect du neuf. Le pneu est propre, si en massant avec les doigts, il couine. Il suffit ensuite de le laisser sécher à l’air libre, posé sur la tranche pour ne pas marquer le pneu.
En extérieur, il est tout-à-fait possible de rouler sans produit de traitement. Toutefois, pour que cela se passe dans les meilleures conditions, il faut avoir à l’esprit certaines informations.
Tous les pneus ne sont pas égaux, ce n’est pas un mystère, et bon nombre de pneus utilisés en compétition sont conçus pour rouler traités. Mais ils en existent, en caoutchouc ou en mousse, qui fonctionnent très bien sans être traités sur le bitume. Certes, les temps au tour peuvent être inférieurs, mais avec ceux-ci, le plaisir de pilotage est toujours présent, et c’est finalement le plus important.
Les réglages doivent être quelque peu revus sans usage de produit de traitement, mais pas forcément dans des dimensions dantesques.
Comme les pilotes se sont habitués ces dernières années de forts niveaux de grip, certains clubs, à l’image du genevamodelcars sucre la piste. Mais un balayage régulier de la poussière sur la piste donne déjà de bons résultats.
En intérieur, sur piste en moquette, la réponse est plus délicate, car aucun test récent satisfaisant n’a été fait avec des pneus modernes. Concernant les pneus en mousse, les produits de traitement sont utilisés depuis que les courses sur moquette existent, donc pas réellement de retour sur une utilisation de ceux-ci sur cette surface sans produit.

6. La question des risques de triches et du contrôle dans le cas d’une interdiction des produits de traitement et/ou de nettoyage.

Un des contre-arguments les plus fréquents contre une interdiction des produits de traitement et/ou de nettoyage, mais aussi contre le produit de traitement et/ou de nettoyage imposé, est le risque de triche. D’où l’idée perverse que si tout est libre, il n’y a plus de triche… Toutefois ce raisonnement est dangereux, car sous prétexte d’une minorité susceptible de poser problème, on bloque des progrès qui profiteraient au plus grand nombre. Ceux qui souhaitent tricher tricheront sur d’autres points, la motorisation, les assistances au pilotage, etc.
Une réflexion pourrait être aussi amorcée sur le fait qu’il serait plus facile d’interdire d’emblée simultanément produits de traitement et produits nettoyant. Si seul le produit de traitement est interdit, alors les pneus nettoyés auront une bande de roulement bien noire et brillante, comme quand ils sont traités. Alors qui si les deux sont interdits, la bande de roulement sera par contre mate. Le contrôle n’en sera que plus facile. De plus, pas de mélange d’odeurs de produit, ce qui rend une détection olfactive et/ou par des moyens plus évolués plus aisée.

7. Considérations légales et morales.

Certains fabricants, importateurs et revendeurs frôlent avec les limites de la morale et probablement de la légalité concernant les produits de traitement.
Commençons par les avertissements légaux sur l’emballage. Si la plupart des grandes marques mettent sur les bidons de produit les icônes indiquant les risques liés à l’usage de ceux-ci, certaines petites marques s’en dispensent allègrement, ou se contentent de mentions évasives du genre « ne pas avaler »…
Si la signalétique semble parfois conforme sur les bidons de produit, la composition n’est quasiment jamais indiquée sur ceux-ci. Donc, quelles informations concrètes seront communiquées en cas d’accident (projection dans les yeux, ingestion accidentelle, etc.) au personnel médical?
Quid d’une limite d’âge lors de la vente de ce type de produit?
Quand aux fiches de sécurité, très rares sont celles qui sont accessibles au grand public. De celles qui peuvent être retrouvées, certaines paraissent incomplètes.
On pourrait également parler des problèmes liés au transport de matières dangereuses, à la responsabilité en cas d’accident et des risques de dégâts d’image pour notre hobby en cas d’incident médiatisé.

8. Conclusion.

Plus généralement, c’est de l’intérêt à long terme de notre hobby qu’il est question, et plus particulièrement de son volet compétition. Il ne faut pas se le cacher, le marché de la voiture R/C de compétition, mais aussi du loisir dans une moindre mesure, ne se porte pas bien du tout. Certains s’en sortent mieux que d’autres, mais pour combien de temps?
Les fabricants de pneus fabriquent actuellement majoritairement des gommes qui sont destinés à être employées en association avec des produits de traitement, et de ce fait, ont une vision à court terme du marché. Si les fédérations et les clubs favorisaient les courses où sont proscrits traitements et idéalement nettoyants, les fabricants seraient contraints de travailler sur des gommes à la fois endurantes et performantes sans l’emploi de ceux-ci. Des évolutions des châssis sont envisageables aussi pour générer plus de grip mécanique par exemple. Et notre hobby ne pourrait qu’en profiter à long terme en attirant un nouveau public rebuté par sa complexité apparente.
Certes, la voie pour aller vers cette interdiction des produits sur les pneus est difficile, mais pas impossible. Certaines embûches existent encore, dogmatisme de certains pilotes résistant à tout changement, immobilisme et manque d’investissement des fabricants et inertie des fédérations par exemple. Techniquement, il sera plus difficile de se dispenser de produits pour rouler sur la moquette à court terme.
Toutefois, des voies intermédiaires et/ou transitoires existent déjà et/ou peuvent être développées: la généralisation du produit de nettoyage et/ou de traitement imposé avec application sur une table unique ou en parc fermé, le fait de favoriser des produits à faible toxicité et à la composition connue, etc.
De plus se pose également la question des pistes, actuelles et en projet, et plus particulièrement de leur intégration dans l’environnement, de leur proximité des zones sensibles ou des habitations et de leur pérennité dans le temps.

9. Epilogue.

Ci-contre des photos prises lors d’une course en 2008, à une époque où cette idée n’était pas encore totalement d’actualité, d’une table sur laquelle se trouvaient quelques produits de pilotes chevronnés souhaitant démontrer l’absurdité de ne pas réglementer le traitement. A méditer…